Itinéraires cisterciens dans l'Aisne

Exposition virtuelle présentée par les Archives départementales de l'Aisne

Photographie de l'ancienne église abbatiale de Longpont.

Fondé en 1098 en Bourgogne, l’ordre monastique de Cîteaux va s’étendre dans toute l’Europe au cours du XII e  siècle. L’actuel département de l’Aisne n’est évidemment pas resté à l’écart de ce mouvement d’implantations : l’exposition virtuelle présentée en storymap vous fera découvrir l’histoire des abbayes cisterciennes axonaises.

Itinéraires cisterciens

Vue aérienne de l'abbaye de Vauclair.
Vue aérienne de l'abbaye de Vauclair.

L’ordre monastique de Cîteaux est fondé en 1098 en Bourgogne par Robert de Molesme, au sud de Dijon, dans un lieu marécageux et isolé parsemé de joncs, appelés cistels en ancien français. La volonté de Robert est de renouer avec le monachisme des origines incarné par la règle stricte de saint Benoît.

En 1112, l’arrivée à Cîteaux de Bernard de Fontaine (plus connu sous le nom de saint Bernard) constitue l’élément déclencheur du mouvement cistercien qui s’étend dans toute l’Europe au cours du XII e  siècle. Devenu abbé de Clairvaux en 1115, saint Bernard est à l’origine de nombreuses fondations.

Chaque abbaye nouvellement fondée est affiliée à l’abbaye à l’origine de sa création : on parle toujours d’une « abbaye mère » et de ses « filles ».

À la mort de saint Bernard en 1153, l’ordre cistercien compte environ 350 abbayes en Europe, principalement en France, mais l’ordre dépasse déjà les frontières. L’expansion est rapide : on compte plus de 600 monastères en 1250.

Les fondations et abbayes

Acte de Thomas de Coucy, seigneur de Vervins, reconnaissant à l’abbaye de Foigny le droit de percevoir la moitié du produit des amendes du Haudevin et du Tilleul, de terrains défrichés et d’un pré.

Acte de Thomas de Coucy, seigneur de Vervins, reconnaissant à l’abbaye de Foigny le droit de percevoir la moitié du produit des amendes du Haudevin et du Tilleul, de terrains défrichés et d’un pré. La charte scellée par Thomas de Coucy et son épouse Marguerite montre déjà l’importance locale de l’abbaye de Foigny qui traite d’égal à égal avec les seigneurs locaux.

Sceaux restaurés de Thomas de Coucy et son épouse Marguerite (avers et revers).

L’actuel département de l’Aisne n’est évidemment pas resté à l’écart de ce mouvement d’implantations : 7 abbayes cisterciennes, 4 masculines (Bohéries, Foigny, Longpont et Vauclair) et 3 féminines (Fervaques, Montreuil et Le Sauvoir-sous-Laon) sont apparues au cours des XII e  et XIII e  siècles.

Certaines de ces fondations sont assez précoces, Foigny en 1121, Longpont en 1132, Montreuil en 1136, d’autres plus tardives, comme Le Sauvoir qui n’apparaît qu’au siècle suivant. Si les XII e  et XIII e  siècles sont une période faste pour ces établissements, la période ultérieure est plus chaotique et annonce un certain déclin. Des événements tragiques dès la fin du Moyen Âge et à l’époque moderne viennent ruiner quelques abbayes : passages de troupes durant les guerres (guerre de Cent ans, de Trente ans…), épidémies, famines…

Vauclair est ainsi détruite à deux reprises, par les troupes anglaises d’Édouard III en 1359 puis par des ligueurs laonnois en 1590.

Établie à Fonsommes, l’abbaye de Fervaques est brûlée par les Espagnols en 1557, à nouveau détruite en 1595 et abandonnée 40 ans plus tard. Les religieuses se réinstallent alors à Saint-Quentin.

Montreuil connaît un destin similaire : fondée à Rocquigny, l’abbaye subit de nombreuses destructions dues aux guerres (de Cent ans, de Trente ans) et s’établit à Laon en 1657, dans l’ancienne maladrerie Saint-Lazare.

Malgré les aléas locaux et les soubresauts affectant l’ordre (instauration de la commende en 1516 qui modifie le mode de nomination des abbés, division des abbayes entre stricte observance et étroite observance au XVII e  siècle) et la papauté (grand schisme de 1378), les abbayes cisterciennes traversent le temps jusqu’à la fin du XVIII e  siècle, lorsque la Révolution française les supprime purement et simplement.


Naissance et apogée des abbayes cisterciennes dans l'Aisne (XII e -XIII e  siècles)

Plan de l'abbaye cistercienne de Foigny, sans date.

1

Abbaye de Foigny

Abbaye masculine, fondée en 1121.

2

Abbaye de Longpont

Abbaye masculine, fondée en 1131.

3

Abbaye de Vauclair

Abbaye masculine, fondée en 1134.

4

Abbaye de Montreuil-les-Dames

Abbaye féminine, fondée en 1136.

5

Abbaye Notre-Dame de Fervaques

Abbaye féminine, fondée en 1140.

6

Abbaye de Bohéries

Abbaye masculine, fondée en 1141.

7

Abbaye Notre-Dame du Sauvoir

Abbaye féminine, fondée vers 1220.

Le développement du monachisme cistercien est particulièrement redevable de l’action de saint Bernard, véritable autorité morale pour toute l’Europe chrétienne. Il est ainsi directement à l’origine des fondations de Foigny en 1121, de Vauclair en 1134 et de Montreuil en 1136. À ces occasions, il est soutenu par l’évêque de Laon Barthélemy de Jur, qui revêtit l’habit cistercien à Foigny après son épiscopat.

La situation est similaire à Longpont, c’est l’évêque de Soissons, Jocelyn de Vierzy, qui accueille des moines de Clairvaux et les installe près de la cité épiscopale.

Le soutien du clergé séculier et de ses évêques, mais aussi les bienfaits (dons et exemptions) dont font preuve les grands seigneurs locaux (Raoul de Vermandois et Philippe de Flandre pour Foigny, ou Raoul comte de Soissons pour Longpont) favorisent l’enrichissement de ces établissements. Ces abbayes construites à l’écart, retirées du « monde » dans des lieux isolés, sont donc vite amenées à sortir de leur isolement. Surtout, le renouveau monastique incarné par les cisterciens amène dans les abbayes de nombreuses prises d’habits.

Les cisterciens démontrent également leurs capacités à aménager des terroirs (défrichements de bois, création et perfectionnement de réseaux hydrauliques) qui façonnent et modèlent durablement le paysage. Les abbayes de Bohéries et de Foigny conservent ainsi des traces archéologiques des réalisations hydrauliques.

L'enluminure cistercienne

Les cisterciens excellent également dans l’art de l’enluminure des manuscrits, dont certains ont été déposés à la Révolution à la bibliothèque de Laon, tandis que les archives des abbayes axonaises étaient transférées aux Archives départementales de l’Aisne.

Graduel de Vauclair (hiver), XIII e  siècle, MS 241, bibliothèque municipale de Laon.


L'abbaye cistercienne : un archétype architectural

Lithographie représentant une vue générale de l'abbaye de Longpont.

L’idéal cistercien est une volonté de retour aux sources du monachisme : spiritualité et austérité à l’abri des tentations du monde. Les moines doivent donc se consacrer à la prière et au travail manuel, le superflu étant mis de côté. Saint Bernard fustigeait ainsi les églises bénédictines, et notamment clunisiennes, qui s’étaient enrichies : « les murs de l’église sont couverts d’or mais les enfants de l’église sont nus ».

L’art cistercien est en totale adéquation avec la spiritualité des moines blancs : absence de clocher, de chapiteaux historiés, de vitraux colorés et d’or dans les églises. L’architecture doit éviter tout décor superflu qui risquerait de distraire le moine en prière.

Le plan de l’abbaye répond également à des principes très stricts. Les plans des abbayes cisterciennes de l’Aisne sont presque identiques et homogènes. Centre symbolique de l’abbaye, le cloître, en général accolé au collatéral sud de l’église abbatiale, constitue une ouverture vers le Ciel. Autour de cet espace carré s’agencent les bâtiments abbatiaux.

Plan d'une abbaye cistercienne, dit plan Bernardin

Centre symbolique de l’abbaye, le cloître, en général accolé au collatéral sud de l’église abbatiale, constitue une ouverture vers le Ciel.

Le plan de l’église en forme de croix latine à chevet plat dirigé vers l’est, est désigné sous le nom de « plan bernardin », puisque la tradition attribue ce modèle à saint Bernard ; on le retrouve dans les abbayes masculines de Vauclair, de Longpont et de Foigny, et féminine du Sauvoir.

Dans le prolongement du transept sud et à l’est du cloître se trouvent la salle capitulaire et la salle des moines, puis en retour, du côté sud du cloître, le chauffoir, le réfectoire et la cuisine. Le cimetière s’étend souvent au nord ou au nord-est de l’église.

Cet ordonnancement strict des bâtiments peut être observé dans les plans des trois abbayes masculines précitées.

17 Fi 187 - Vue de l'Abbaye de Foigny en 1720 et plan de l'ancienne Ferme et des Etangs d'Aubenton-la-Cour au XIIe siècle.

Vue générale de l'abbaye de Foigny (recto) ; plan de l'emplacement de l'ancienne ferme d'Aubenton-la-Cour (verso).

6 Fi 550 - Vue intérieure de l'église de l'Abbaye de Longpont dans le Valois. Tavernier (del) ; M. Caquet (gravure), sans date.

Vue intérieure de l'abbaye de Longpont, personnages au premier plan.

8 Fi 1493 - Plan de l'abbaye de Bohéries d'après un arpentage. Amédée Piette, sans date.

Plan légendé de l'ancienne abbaye cistercienne de Bohéries, emplacement du moulin à eau sur la rivière de la Sambre.

6 Fi 166 - Ancienne salle de l'abbaye de Vauclair. Ph. Benoist ; Thierry frères (lith), sans date.

Vue intérieure de l'ancienne salle de l'abbaye de Vauclair, moines et personnages travaillant au premier plan.

8 Fi 905 - Ancienne abbaye de Montreuil ayant abritée le dépôt de mendicité du département de l'Aisne. Amédée Piette, 9 avril 1875.

Vue générale de l'ancienne abbaye de Montreuil ayant abritée le dépôt de mendicité du département de l'Aisne.

L’emplacement des autres bâtiments au sein de l’enclos (colombier, bergerie, infirmerie, hôtellerie) est plus aléatoire.

L’idéal d’austérité voulu par saint Bernard ne résiste cependant pas à l’enrichissement de l’ordre et, petit à petit, les abbayes vont intégrer décors et ornementations dans leur construction. Ce « dévoiement » de l’idéal cistercien est à mettre en parallèle avec le développement de la commende. Les abbayes s’enrichissant, elles vont peu à peu édifier des monuments plus imposants (maison de l’abbé…) rompant radicalement avec la pensée primitive de saint Bernard.


Qui sont les moines blancs ?

Lithographie représentant deux moines dans l'ancienne chapelle de l'abbaye de Vauclair.

L’appellation de « moines blancs » qui désigne les cisterciens vient du fait qu’ils sont vêtus d’une robe écrue, par opposition aux bénédictins habillés de noir (d’où l’appellation de « moines noirs »).

Cisterzienser im Hauskleide. Religieux de Cisteaux en habit ordinaire dans la maison. Verhelst, Egid (1733-1818). Graveur. Bibliothèque municipale de Rouen, Montbret g 2614-1 pl. 75

L’abbaye cistercienne est dirigée par un abbé (ou une abbesse), élu(e) par la communauté au Moyen Âge. Mais le concordat de Bologne de 1516 instaure le régime de la commende. Celle-ci donne le droit au roi de nommer lui-même les abbés qui n’ont alors plus l’obligation de vivre au sein de l’abbaye. Peu à peu, le régime de la commende instauré au cours du XVI e  siècle amène ainsi les abbés à être élus par le roi et non plus choisis par les moines. On assiste également à l’avènement de membres de grandes familles nobles à la tête des abbayes (la famille de Choiseul-Praslain fournit deux abbesses à l’abbaye du Sauvoir, la famille artésienne d’Havraincourt donne trois abbesses à Montreuil).

L’abbé (l’abbesse) est secondé(e) par un(e) prieur(e), à qui on adjoint un(e) sous-prieur(e). Les membres de la communauté cistercienne occupent souvent une fonction bien précise : le trésorier gère les finances, le cellerier, sorte d’intendant, va visiter les granges et les terres, le portier garde l’entrée, le chantre fait office de maître du chœur, l’infirmier est chargé de soigner les malades et de préparer les médicaments à base de plantes cultivées dans le jardin de l’abbaye.

Les membres d’une abbaye cistercienne se répartissent en 3 grandes catégories :

  • Le novice apprend à devenir moine au cours d’une période probatoire au terme de laquelle il prononcera ses vœux (stabilité, chasteté et obéissance).
  • Il devient alors moine profès, c’est-à-dire qui a fait profession de s’engager, sa vie durant, comme un moine cistercien.
  • Le frère convers est chargé d’assister les moines dans leurs travaux matériels. Ils sont également soumis à la règle cistercienne, mais avec moins de contraintes.

Enfin, autour des moines cisterciens gravitent des laïcs : domestiques, individus hébergés par l’abbaye dans l’hôtellerie. Par ailleurs, la gestion du patrimoine, des bâtiments et des richesses obligent les abbayes à faire appel à des laïcs qui les secondent dans les tâches administratives.

Les propriétés des abbayes, un formidable patrimoine foncier

Photographie de l'abbaye de longpont.

Sous l’Ancien Régime, le clergé régulier est l'un des plus grands propriétaires terriens du royaume de France. Les archives des abbayes et monastères de l’ordre de Cîteaux conservées aux Archives départementales de l’Aisne sont essentiellement des documents fonciers : actes d’achat et de vente, baux de location…

Les terres et les cultures sont de natures diverses : froment, seigle, vignes, bois ; tout comme les bâtiments établis sur les propriétés abbatiales : fours à chaux, moulins, fermes ou granges.

Des registres terriers et des procès-verbaux d’arpentage permettent de se faire une idée d’une majeure partie du patrimoine foncier des établissements cisterciens. Ces deux documents précisent la localisation, la contenance et la nature de chaque parcelle, signalent les propriétaires voisins, la redevance affectée à chacune des parcelles, ce qui permet de se faire une idée de la qualité de la terre…

Plan terrier de l'abbaye de Foigny datant de 1779.

41 J 8 - Terrier de l'abbaye de Foigny. 1779

L’étude de ce patrimoine essentiellement agricole montre également que les abbayes possédaient des terres situées à proximité, parfois éloignées de quelques dizaines de kilomètres.

Au Moyen Âge et au début de l’époque moderne, les redevances dues aux abbayes sont très souvent payées en nature (céréales et grains, bétail et volaille, cire…), ou moitié en nature et moitié en argent. Au XVII e  siècle et surtout au siècle suivant, ces redevances en nature sont peu à peu converties en une somme payable à la Saint-Martin (11 novembre) de chaque année.

17 Fi 187 - Plan de l'ancienne Ferme et des Étangs d'Aubenton-la-cour au XII e  siècle (verso). Gravure, sans date.

La location des terres permet également aux abbayes de les faire entretenir à moindres frais par des paysans, ces derniers vivant du fruit de leurs récoltes. Il n’est pas rare de voir plusieurs générations d’une même famille exploiter les terres d’une abbaye, ce qui indique une forte proximité et des relations privilégiées entre moines et paysans.

Retenons que les cisterciens ont grandement participé au mouvement de défrichement des forêts aux XII e  et XIII e  siècles et qu’ils ont excellé dans les travaux d’hydraulique (canalisation de cours d’eau, comme à Vauclair et Foigny)


La Révolution et la disparition des cisterciens dans l'Aisne

Photographie de l'abbaye de Bohéries.

La Révolution frappe de plein fouet les établissements religieux. Dès octobre 1789, tout recrutement de religieux est interdit. Un mois plus tard, leurs biens sont sécularisés, c’est-à-dire confisqués au profit de la Nation. À cette époque, les effectifs de certaines abbayes ont déjà diminué en comparaison des chiffres du début du siècle : Le Sauvoir et Vauclair ne comptent respectivement que 11 et 16 religieux, contre une vingtaine vers 1700

Les abbayes ferment au début de la décennie suivante. Les religieux retournent à la vie civile et perçoivent une pension mensuelle. Les nouvelles autorités départementales entreprennent l’inventaire des biens des abbayes (bâtiments, propriétés foncières, bibliothèques et argenterie) qui sont vendus comme biens nationaux au cours des années 1790 (d’abord les terres, puis les abbayes elles-mêmes).

Vue des ruines de l'abbaye de Longpont, gravure et photographie.

Vue générale de l'abbaye de Longpont, gravure et photographie.

Les destins respectifs des abbayes cisterciennes de l’Aisne ont été marqués par des vagues de destructions, mais certains bâtiments ont partiellement survécu :

  • Bohéries a été partiellement détruite après la Révolution ; une partie des bâtiments transformé en filature. Il ne subsiste aujourd’hui que les communs de l’abbaye.
  • Fervaques a été rasée en 1889 pour cause d’insalubrité.
  • Foigny a été largement détruite au cours du XIX e  siècle. Quelques bâtiments du XVIII e  siècle sont aujourd’hui incorporés dans des habitations, un pan de mur constitue le dernier vestige de l’église abbatiale.
  • Longpont, vendue par adjudication, sert de carrière de pierres pendant une quarantaine d’années, puis est rachetée et préservée par la famille de Montesquiou.
  • Montreuil-sous-Laon est devenue un hospice au cours du XIX e  siècle.
  • Le Sauvoir est totalement détruite à l’exception d’une petite ferme qui survit jusqu’en 1939.
  • Vauclair, adjugée à un maréchal d’Ardon en 1791, abrite au cours du XIX e  siècle des locaux agricoles pour les habitants voisins. Le complexe abbatial a malheureusement souffert des combats de la Première Guerre mondiale, du fait de la proximité du Chemin des Dames.

Galeries

Abbaye de Vauclair

Vestiges de l'abbaye de Vauclair

Abbaye de Montreuil-sous-Laon

Vestiges de l'abbaye de Montreuil-sous-Laon

Abbaye du Sauvoir

Enregistrement audio de la conférence "L'abbaye du Sauvoir à Laon : une fondation cistercienne qui a disparu" de Jean-Christophe Dumain, secrétaire de la Société Historique de Haute-Picardie (23 janvier 2014).

Abbaye de Fervaques

Plan, dessin et vestiges de l'abbaye de Fervaques

Abbaye de Longpont

Vestiges de l'abbaye de Longpont

Abbaye de Bohéries

Vestiges de l'abbaye de Bohéries

Abbaye de Foigny

Plan et vestiges de l'abbaye de Foigny


"Itinéraires cisterciens dans l'Aisne", une exposition virtuelle des Archives départementales de l'Aisne (2023).

Archives départementales de l'Aisne

Acte de Thomas de Coucy, seigneur de Vervins, reconnaissant à l’abbaye de Foigny le droit de percevoir la moitié du produit des amendes du Haudevin et du Tilleul, de terrains défrichés et d’un pré. La charte scellée par Thomas de Coucy et son épouse Marguerite montre déjà l’importance locale de l’abbaye de Foigny qui traite d’égal à égal avec les seigneurs locaux.

41 J 8 - Terrier de l'abbaye de Foigny. 1779

Vue générale de l'abbaye de Longpont, gravure et photographie.