
Un homme ordinaire durant la seconde guerre de 39-45.
Louis Cloarec, prisonnier de guerre au STALAG IV A en Silésie.

Introduction et remerciements.

Albert Einstein Mathématicien, Physicien, Scientifique (1879 - 1955)
"Je ne sais pas comment sera la troisième guerre mondiale, mais je sais qu'il n'y aura plus beaucoup de monde pour voir la quatrième."
Remerciements.

Louis Cloarec.
"Dans les pages de mon histoire familiale, le récit de la vie de mon grand-oncle Louis Cloarec, emprisonné durant la Seconde Guerre mondiale, demeure une lumière vive qui rappelle sa résilience et sa bravoure face à l'adversité.
Le destin a tristement pris Alain Cloarec, il a rejoint son père avant qu'il ne puisse contempler les mots gravés à partir du carnet de bord de son père, témoignage précieux d'une époque tourmentée. Sa générosité d'avoir partagé ce trésor personnel a permis de tisser un lien indestructible entre les générations, et même s'il n'a pas pu lire ces pages achevées, son esprit continue de planer, mélangeant l'histoire passée et présente dans un hommage à l'héritage familial."
S.F.D.
Comment aborder l'Histoire d'un prisonnier de Guerre comme mon Grand-oncle Louis Cloarec ?
Moi, qui suis née en 1965, pendant les trente glorieuses. Enfant ayant vécu en sécurité, sans avoir connues les guerres si ce n'est à travers la télévision.
Quand je fus suffisamment grand je mes suis toujours intéressé à la Géopolitique et aux grands équilibres mondiaux.
J'ai vu tant de reportages historiques à la télévision sur : La guerre de Corée (25 juin 1950 au 27 juillet 1953, la guerre du Vietnam (1 er novembre 1955 – 30 avril 1975), des six jours (5 - 10 juin 1967), du Kippour (6-24 octobre 1973), du Liban (13 avril 1975 – 13 octobre 1990) et tant d'autres. J'ai vu tellement de films de guerre : le jour le plus long, la grande évasion, le pont de la rivière Kwaï, de manière plus légère, le mur de l'Atlantique ou la grande vadrouille.
Ces quelques mots montrent simplement tout l'intérêt que j'ai pour la grande histoire, notamment celle de la Seconde Guerre Mondiale. Quel horreur toutes ces guerres. Il m'est donc apparu comme une évidence de faire mon devoir de mémoire à travers l'exemple de mon Grand-oncle, Louis Cloarec.
Je remercie en premier, son fils Alain Cloarec, sans qui ce travail n'aurait pas pu être réalisé. C'est en effet lui, qui m'a fourni tous les documents qui m'ont permis de réaliser ce modeste travail.
Je remercie ma femme et Victoire sa fille qui ont participé aux réalisations cartographiques.
Je remercie ma mère qui a aussi contribué à ce travail en me fournissant des informations et un certain nombre de photographies.
Je remercie aussi tous les producteurs d'informations, qui ont eu la bonté de mettre en ligne sur Internet des documents de qualités et que j'ai largement utilisé. Je ne peux pas citer toutes les sources et tous les auteurs des documents que j'ai inséré dans ce travail. Chacun d'eux se reconnaitra, et s'ils le désirent, qu'il me contacte pour que je les cite, c'est la moindre des politesses.
Je modifierai ma Storymaps s'il le faut en les citant.
Merci à tous.
Introduction.
J'ai assez peu connu mon Grand-oncle Louis Cloarec. Le peu de fois, où je l'ai rencontré, c'était à l'occasion de réunions de famille, tous les deux ou trois ans en moyenne. Souvent c'était à l'occasion de cérémonies de communions, de mariages d'anniversaires, ou de baptêmes.
J'ai très peu échangé avec lui, j'étais enfant et donc les vieux sages n'intéressent que peu les enfants, qui préfèrent jouer avec leurs cousins et cousines.
Je n'ai donc jamais eu l'occasion d'évoquer avec lui la période de la seconde guerre mondiale où il fut combattant puis prisonnier en Allemagne.
Le peu d'informations que j'ai pu glaner, je les ai eues de la bouche de ma Grand-mère sa sœur Madeleine Cloarec et de ma mère Michèle Freiré-Diaz.
J'ai plus parlé de cette période avec mon oncle Marcel Bazeilles, qui refusa d'aller au STO (Services du travail obligatoire) imposé par le régime collaborateur du Maréchal Pétain.
Il se "planqua" dans des fermes de la pleine de Caen, en tant qu'ouvrier agricole. Il me raconta de nombreuses anecdotes de combats aériens. Quand un aviateur allié était abattu, les paysans dont lui, se précipitaient pour le récupérer, le mettre à l’abri avant de le confier aux résistants.
Même si cela ne constituait pas un exploit, il faut se dire que ces gens mettaient tout de même leur vie en jeu, merci à eux, à tous ces anonymes pour leur courage.
Il est clair que ma grand-mère et Marcel détestaient le Maréchal Pétain et le régime de Vichy. Je n'ose pas répéter les noms d'oiseaux que ma grand-mère utilisait en parlant de Pétain et de ses sbires. Elle avait un langage plus que fleuri.
Qu'est ce qui à initier ce travail ?
Ce fut à l'occasion d'une rencontre avec Alain Cloarec en présence de sa femme Nicole. Il m'avait dit qu'il avait retrouver le carnet de notes journalières de son père lorsqu'il était prisonnier en Allemagne avec d'autres documents notamment des photos.
Je lui ai donc proposé de valoriser ce patrimoine mémoriel et d'en faire une Storymaps qui pourrait être consultée via Internet.
Voici le choix que j'ai retenu pour écrire cette MapStorie.
Dans un premier temps, sera évoqué de manière très générale la seconde guerre mondiale, le facteur déclencheur, la drôle de guerre, la défaite et l'exode.
Dans un second temps, je me recentrerai sur ce qui est l'essence même de ce travail, mon Grand-oncle Louis Cloarec. De sa mobilisation sous les drapeaux, en passant par les actions militaires auxquelles il participa, puis sa condition de prisonnier de guerre, sa vie au Stalag IV A, sa libération par les alliés et enfin son retour en France, notre belle patrie.
N'ayant pas les talents d'écriture de Victor Hugo, de Guy de Maupassant ou de Marcel Proust, je m'excuse d’ores et déjà auprès des lecteurs des maladresses présentes dans ma prose.
Ce travail n'a qu'un seul unique but : la transmission. Il me semble indispensable de sensibiliser les jeunes d'aujourd'hui et les générations futures sur cette période de l'Histoire qui a fut une mutation majeure dans l'évolution du Monde au XX ème .
J'ai espoir qu'un jour le commandement "tu ne tueras points" sera une valeur réellement appliquée.
Pour moi, la mémoire du passé, le souvenir du sacrifice de anciens, c'est le plus beau chemin vers un avenir meilleur, sans cette peste : la guerre.
Comment évoquer cette période de l'histoire ?
Le mieux n'est il pas de se référer à des spécialistes ?
Bien-sûr que oui. Ainsi pour parler de la seconde guerre mondiale et de ses débuts, j'utiliserai des articles de spécialistes incontestables, publiés dans l'Encyclopédie Universalis et la revue CAIRN.
Concernant le début du conflit et ses origines, prenons un extrait d'un article de Monsieur Henri MICHEL, directeur de recherche au C.N.R.S., secrétaire général du Comité d'histoire de la Seconde Guerre mondiale.
Sur la période que l'on nomme la "drôle de guerre" référons-nous à l'article de Guy ROSSI-LANDI : docteur ès sciences politiques, maître de conférences à l'Institut d'études politiques de Paris.
Enfin sur l'exode citons Éric Alary d’histoire, docteur en histoire de l’Institut d’études politiques de Paris, enseignant en khâgne et en hypokhâgne au lycée Descartes de Tours et à Sciences-Po.
Images évoquant la Guerre, de la défaite et l'exode en passant par les bombardements alliés sur l'Allemagne, les paysages normands, le débarquement et la libération de Paris, avec un seul slogan : la liberté prévaudra. (Tableaux créés par une intelligence artificielle Bing).
Encyclopédie Universalis
La seconde Guerre Mondiale.
Titre de l'article : Guerre Mondiale (seconde), Henri Michel.
"La Seconde Guerre mondiale commence comme un conflit franco-allemand traditionnel, provoqué par la volonté de Hitler de supprimer les frontières que le traité de Versailles avait imposées à l'Allemagne. Les accords de Munich (sept. 1938), puis l'occupation de la Bohême et la vassalisation par le Reich de la Slovaquie (mars 1939) ont démantelé le système d'alliances édifié par la diplomatie française ; les autres États de la Petite Entente (Roumanie, Yougoslavie) ont pratiquement adopté une attitude de neutralité. La France ne peut compter à l'est que sur la Pologne, dont l'éloignement constitue un sérieux obstacle. Le pacte germano-soviétique a provisoirement supprimé la menace d'un deuxième front oriental dangereux pour l'armée allemande, tout en faisant peser sur la Pologne la menace d'un nouveau partage. En avril 1939, Hitler annonce à ses généraux sa décision d'envahir la Pologne. Il dévoile ses véritables desseins : Dantzig est un prétexte ; ce qui importe, c'est la conquête de l'« espace vital » (Lebensraum) à l'est."
Cet article comportant 134 pages, il reprend très précisément tous les faits marquants de la seconde guerre mondiale. Ils passent en revue de manière chronologique, les grandes étapes du conflit mondiale. Des premiers succès militaires allemands (L'invasion de la Pologne, la campagne de Norvège, la campagne de France), en passant par la résistance au NAZI de la Grande-Bretagne, l'offensive allemande contre la Russie, les succès de Rommel en Afrique, le débarquement de Normandie et la défaite de l'Allemagne NAZI.
Bref, il aurait été trop long de faire un résumé complet de cet article. Nous invitons les lecteurs à consulter les articles que j'ai cité pour en savoir plus sur tous les épisodes tragiques ayant émaillés cette funeste période de la seconde guerre.
La drôle de Guerre, la défaite, l'armistice de 1940.
Encyclopédie Universalis
Titre de l'article : Drôle de Guerre, Guy Rossi-Landi.
" La période de la « drôle de guerre » s'étend du 3 septembre 1939, déclaration de guerre de la Grande- Bretagne et de la France à l'Allemagne, au 10 mai 1940, invasion de la Belgique et des Pays-Bas par les troupes allemandes. Elle doit son nom à l'inaction des armées alliées devant la défaite de la Pologne. Roland Dorgelès, correspondant de guerre, a revendiqué la paternité de l'expression qui pourrait aussi être la traduction de l'américain Phoney War. On remarquera — surtout après la défaite — que le Parlement français, contrairement à la loi constitutionnelle, n'avait pas été explicitement consulté sur cette Déclaration de guerre, le gouvernement Daladier se bornant à lui demander de voter des crédits supplémentaires
« Pour faire face aux obligations résultant de la situation internationale ». C'est la première anomalie d'une période où il y en aura de nombreuses. Ainsi, contrairement au précédent de 1914, qui sert constamment de référence, il n'y a pas d'« Union sacrée ». Le gouvernement est bien remanié, le 13 septembre, mais ni la gauche et l'extrême gauche (communistes et socialistes pourtant nombreux [229] dans la Chambre du Front populaire), ni l'extrême droite n'entrent au gouvernement, et les luttes politiques ne vont pas cesser d'agiter les milieux parlementaires et l'opinion publique. En effet, et c'est ce qui donne son nom à la période, les troupes alliées, hormis une timide avance dans la forêt de la Warndt (9 sept.), assistent sans broncher à la défaite polonaise : l'entrée en guerre de l'Union soviétique porte le coup de grâce à la Pologne, qui est partagée une nouvelle fois le 28 septembre, tandis que Varsovie capitule après une héroïque résistance. Autre anomalie, la France et la Grande-Bretagne repoussent (10 et 12 oct.), sans les discuter, les propositions de paix faites par Hitler le 6 octobre, alors même que le casus belli a disparu. Il semble que l'état-major français se résigne à une longue guerre d'usure et compte sur le blocus pour vaincre l'Allemagne. En revanche, le gouvernement, si passif face à l'ennemi, se déchaîne contre les communistes qui sont traqués avec une énergie surprenante. À la suite du pacte germano-soviétique (23 août), la presse communiste est suspendue (26 août), le Parti communiste est dissous (26 sept.), bien qu'ayant continué à proclamer sa fidélité à la politique de défense nationale ; les députés qui n'ont pas rompu avec leur parti sont arrêtés (8 oct.), déchus (20 févr. 1940) et condamnés (3 avr.). L'historiographie communiste, passant sous silence les nouvelles consignes du Komintern qui, à partir du 1er octobre 1939, ont amené le P.C.F. à combattre la guerre impérialiste, affirme que la drôle de guerre porte ce nom parce que, au lieu de la faire à l'ennemi, on la fit à la classe ouvrière française. Il est vrai que ceux qui prônaient la temporisation face à Hitler trouvaient bon d'envoyer des troupes contre l'Union soviétique engagée (30 nov. 1939) dans une guerre sévère contre la Finlande. C'est d'ailleurs l'honorable défaite (12 mars 1940) de la Finlande — alors que celle de l'allié polonais n'avait eu aucun effet — qui provoque la démission de Daladier, 300 députés s'étant abstenus et 239 seulement ayant voté la confiance au terme d'un comité secret. C'est Paul Reynaud qui lui succède (22 mars), bien qu'il n'ait obtenu — et c'est là, pour un homme de droite, une nouvelle anomalie — que le soutien sans réserve des socialistes et une seule voix de majorité. Il apparaît comme plus énergique que son prédécesseur, et l'on peut dire, en effet, que la drôle de guerre est à peu près terminée. Le 28 mars, Reynaud signe l'engagement franco-britannique de ne pas conclure d'armistice séparé ; le 9 avril, en réponse à l'entrée de l'Allemagne au Danemark et en Norvège, il y envoie des troupes qui remportent un demi- succès à Narvik. Mais, et c'est la dernière anomalie de la période, tirant la leçon de son hostilité envers le commandant en chef Gamelin et envers Daladier qui le soutient, Paul Reynaud présente le 9 mai la démission de son cabinet au président Lebrun : il revient sur sa décision le lendemain, devant l'attaque allemande. L'épilogue est connu. La drôle de guerre porte en elle tous les germes de la défaite : la détérioration progressive de l'esprit public et l'échec de l'Union sacrée ; l'insuffisance et l'inapplication de la loi sur l'organisation de la nation en temps de guerre (loi du 11 juill. 1938) ; l'insuffisance de la propagande (confiée à l'écrivain Jean Giraudoux) et l'imprécision des buts de guerre ; l'inaction des troupes et le conservatisme de l'état-major. En dernière analyse, cette série de causes peut se réduire à deux raisons fondamentales. La première, c'est que la guerre de 1914-1918 était trop proche, et plus encore Munich et la politique d'apaisement. Non seulement l'opinion publique ne souhaitait pas la guerre, mais encore, réconfortée par la passivité des troupes, elle n'y croyait pas. La seconde raison, c'est la division de l'opinion : partisans et adversaires du Front populaire et de Munich s'étaient trop déchirés pour se regrouper. Peut-être ce miracle eût-il été possible si la France avait été menacée et envahie dès la déclaration de guerre. Le répit de la drôle de guerre, ou plutôt la torpeur qu'avait fait naître ce répit, lui fut fatal."
Drôle de Guerre en effet.
Carte interactive des trajets de Louis Cloarec pendant la seconde guerre mondiale.
Louis Cloarec Prisonniers de guerre en 1940.