Le Sentier Transcanadien de Cathy, deuxième partie

Exploration du Celtic Shores Coastal Trail, de Troy à Judique

Voici la deuxième partie d’une série de quatre suivant l’écrivaine, voyageuse et aventurière Cathy Donaldson dans son exploration des divers tronçons du Celtic Shores Coastal Trail sur l’île du Cap-Breton.  

Lisez les première et deuxième parties ici. Cette semaine : histoire, visite des sentiers et bienveillance! 

Première partie : le coup d'envoi

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La chaussée de Canso : bienvenue à l'île du Cap-Breton

C’est parfois en empruntant un autre chemin que l’on vit les plus belles aventures. 

Je l’ai récemment découvert alors que je me rendais dans ma ville natale de Sydney, en Nouvelle-Écosse, située sur l’île du Cap-Breton. J’emprunte généralement l’itinéraire le plus court depuis ma résidence actuelle au Nouveau-Brunswick. Lorsque j’arrive à la chaussée de Canso – le passage en enrochement de 1 385 mètres qui relie le Cap-Breton à la Nouvelle-Écosse continentale par le détroit de Canso –, je roule jusqu’à Port  Hawkesbury et vers l’est sur la route 104, soit la route 4.  

Il m’arrive de changer d’avis et d’emprunter la route 105, soit la Transcanadienne. 

Ce mois-ci, j’ai décidé d’emprunter le chemin le moins fréquenté… par moi, en fait. 

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Port Hastings : l'aventure commence

Avec la chaussée de Canso dans mon rétroviseur, j’ai viré à gauche au rond-point de Port Hastings et sous un panneau routier indiquant « Inverness, Port Hood, Margaree Forks ». Le panneau indiquait aussi que je me trouvais sur la route 19 et le Ceilidh Coastal Trail. J’avais lu que cette route longeait le golfe du Saint-Laurent sur près de 100 kilomètres et qu’elle traversait de magnifiques collectivités et de majestueux paysages côtiers liés par des traditions musicales, à en croire les publicités touristiques.  

Il faut savoir que les immigrants écossais qui se sont installés sur l’île aux XVIII e  et XIX e  siècles ont apporté la langue et les traditions culturelles gaéliques écossaises dans la région. Aujourd’hui, un grand nombre de personnes célèbrent leurs racines grâce à des programmes linguistiques, à la musique et à bien d’autres choses encore. 

Cette histoire explique également les panneaux bilingues (en anglais et en gaélique) indiquant les limites de la collectivité, placés le long du Ceilidh Coastal Trail. (Par ailleurs, ceilidh – qui se prononce « kay-lee » – est un mot gaélique qui signifie « rassemblement ». Très jeune, j’ai appris qu’au Cap-Breton, ceilidh est un lieu – une salle communautaire, un pub ou un festival – où les gens se réunissent pour écouter la musique et s’adonner aux danses traditionnelles.) 

Autant dire que lorsque j’ai emprunté le Ceilidh Coastal Trail, je savais que j’allais passer un bon moment. 

Bien sûr, je n’avais pas dévié de ma route habituelle vers Sydney pour faire la fête, mais pour pouvoir découvrir un nouveau tronçon du Sentier Transcanadien : le  Celtic Shores Coastal Trail . J’avais lu que ce sentier polyvalent de 92 kilomètres suivait un ancien corridor ferroviaire le long des côtes occidentales du Cap-Breton, de la chaussée de Canso à Inverness, et qu’il offrait des vues côtières spectaculaires. J’ai donc emprunté le Ceilidh Coastal Trail, avec l’intention de m’arrêter de temps en temps pour explorer le Celtic Shores Coastal Trail, qui est divisé en  cinq tronçons  avec des départs de sentiers et des stationnements : 

  • Ceilidh Coastal, 22  kilomètres   
  • Judique Flyer, 19  kilomètres   
  • Chestico, 17  kilomètres   
  • Mabou Rivers, 20  kilomètres   
  • Inverness Shean, 16  kilomètres 

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Le point de départ du sentier de la station Troy : un accueil chaleureux

Au point de départ du sentier de la station Troy, des oiseaux de toutes sortes sont venus m’accueillir tandis que les eaux de la baie St. Georges étincelaient sous le soleil de midi. Je me suis dégourdi les jambes sur le chemin de gravier, assez large pour permettre le passage d’un cycliste sympathique.  

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Ceilidh Coastal Trail : un départ chaud

Après avoir parcouru moins d’un kilomètre sur le tronçon du Ceilidh Coastal Trail du Celtic Shores Coastal Trail, j’ai réalisé qu’il faisait chaud et j’ai décidé de retourner à ma voiture pour boire de l’eau. Tout en me réhydratant, j’ai consulté les panneaux d’interprétation du sentier et de l’histoire de la région.   

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Ceilidh Coastal Trail : des histoires, des récits et des sourires

J’ai appris que Hugh Skinner – l’un des premiers Écossais à avoir reçu des terres dans les années 1800 – avait construit un moulin où le grain était moulu en farine. Lui et sa femme, Catherine Beaton, ont élevé 13 enfants, dont beaucoup se sont mariés et sont restés dans les environs. Je me suis demandé si les familles Skinner et Beaton que j’avais connues dans mon enfance pouvaient remonter jusqu’à ce couple. 

Avant de quitter Troy, j’ai fait la connaissance de Christiane Prud’homme et Claude Ponton de Saint-Jean-sur-Richelieu, au Québec, qui pique-niquaient au départ du sentier et profitaient pleinement de leur séjour sur la côte est. J’attribue leurs larges sourires sur cette image à la touche d’humour que j’ai ajoutée à notre conversation que j’ai essayé de tenir en français.

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Troy : la conclusion de la première escapade

J’ai ensuite fait mes adieux et me suis réfugiée au frais dans mon véhicule. « Quelle ironie! » Je me suis esclaffée en passant devant les panneaux à l’entrée du sentier qui donnaient divers conseils, dont celui de s’hydrater. J’aurais dû les lire avant de m’aventurer sur le sentier!

Heureusement, ma première randonnée avait été courte et je m’étais rapidement remise de la chaleur. 

Restez à l'affût pour connaître la suite des aventures de Cathy le long du Celtic Shores Coastal Trail, de Troy à Judique! 

Deuxième partie : de Troy à Judique

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Troy : explorer le Celtic Shores Coastal Trail

De Troy à Judique, j’ai exploré d’autres tronçons du Celtic Shores Coastal Trail. Humant le parfum des roses sauvages et après avoir vu un panneau annonçant un cinq-à-sept, j’ai envisagé de prolonger mon séjour à Creignish.

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Celtic Shores Coastal Trail : un beau retour aux sources

À chaque arrêt, j’étais subjuguée par la beauté des lieux et j’étais ravie d’être de retour au Cap-Breton. Oui, la sentier Cabot – la route panoramique de 300 kilomètres qui fait le tour d’une grande partie de l’île – serait sans doute toujours le plus grand attrait touristique, mais les sentiers polyvalents que je visitais me paraissaient le complément idéal. 

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Judique : le tour du sentier Judique Flyer

Lorsque je suis arrivée dans le village de Judique, la bienveillance était toujours au rendez-vous. 

Dans le stationnement du début du sentier, j’ai aperçu un homme qui semblait attendre quelqu’un et qui portait un T-shirt avec le nom du sentier. Est-ce qu’une personne qui savait que j’allais explorer ce sentier lui avait demandé de me retrouver à cet endroit? 

Il s’est avéré que Jack Brideau, de Judique, bénévole de sentier de longue date, était simplement au bon endroit au bon moment (du moins pour moi). Sans hésiter, il m’a proposé de faire une boucle du sentier Judique Flyer du Celtic Shores Coastal Trail, qui comprenait un détour le long d’une jolie plage et près d’un cimetière de pionniers.  

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Le sentier Judique Flyer : un témoignage du bénévolat

Pendant notre excursion, Jack parlait avec fierté des groupes de bénévoles qui forment une association chargée de gérer et d’entretenir des tronçons du sentier Judique Flyer.  

Plus tard, j’ai appelé Blaise MacEachern, président de l’équipe du Celtic Shores Coastal Trail et du Comité Sentier Transcanadien de la Fédération des sentiers de la Nouvelle-Écosse, qui a également salué les efforts locaux. 

« Le Celtic Shores Coastal Trail témoigne du dévouement de nos incroyables bénévoles qui entretiennent sans relâche ce sentier unique, a déclaré M. MacEachern, aussi de Judique. Leurs efforts, combinés à la collaboration dynamique de la collectivité, offrent des possibilités de loisirs inégalées dans l’ouest du Cap-Breton. Nous remercions sincèrement toutes les personnes qui consacrent du temps et des ressources pour faire en sorte que le sentier reste une destination appréciée de tous et toutes. » 

J’aurais aimé déjeuner avec Jack et Blaise au  Centre d’interprétation de la musique celtique de Judique  pour en savoir plus sur les sentiers et voir l’installation, dont la mission est de célébrer la musique et le patrimoine celtiques de l’île du Cap-Breton par la préservation d’archives, l’éducation et la tenue de spectacles.  

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De Michael's Landing à Port Hood : l'histoire et le ciel ensoleillé

Malheureusement, le centre était fermé à ce moment-là. J’ai donc continué vers le nord, en faisant une pause au Michael’s Landing, le départ du sentier nommé en l’honneur du premier colon de Judique : Michael MacDonald d’Écosse.

Le soleil de fin d’après-midi m’a convaincue de poursuivre ma route jusqu’à la collectivité côtière de Port Hood, où j’avais réservé une chambre pour la nuit. 

Restez à l'affut pour connaître la suite des aventures de Cathy à Port Hood, à Mabou et… au KitchenFest!  

Cathy Donaldson est une rédactrice et photographe de voyage basée à Moncton, au Nouveau-Brunswick.

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