
Le Sentier Transcanadien de Cathy
Découvrir la joie de la randonnée et plus encore au Cap-Breton, grâce à un détour
Veuillez noter que certains hyperliens présents dans l'article sont en anglais.
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La chaussée de Canso : bienvenue à l'île du Cap-Breton
C’est parfois en empruntant un autre chemin que l’on vit les plus belles aventures.
Je l’ai récemment découvert alors que je me rendais dans ma ville natale de Sydney, en Nouvelle-Écosse, située sur l’île du Cap-Breton. J’emprunte généralement l’itinéraire le plus court depuis ma résidence actuelle au Nouveau-Brunswick. Lorsque j’arrive à la chaussée de Canso – le passage en enrochement de 1 385 mètres qui relie le Cap-Breton à la Nouvelle-Écosse continentale par le détroit de Canso –, je roule jusqu’à Port Hawkesbury et vers l’est sur la route 104, soit la route 4.
Il m’arrive de changer d’avis et d’emprunter la route 105, soit la Transcanadienne.
Ce mois-ci, j’ai décidé d’emprunter le chemin le moins fréquenté… par moi, en fait.
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Port Hastings : l'aventure commence
Avec la chaussée de Canso dans mon rétroviseur, j’ai viré à gauche au rond-point de Port Hastings et sous un panneau routier indiquant « Inverness, Port Hood, Margaree Forks ». Le panneau indiquait aussi que je me trouvais sur la route 19 et le Ceilidh Coastal Trail. J’avais lu que cette route longeait le golfe du Saint-Laurent sur près de 100 kilomètres et qu’elle traversait de magnifiques collectivités et de majestueux paysages côtiers liés par des traditions musicales, à en croire les publicités touristiques.
Il faut savoir que les immigrants écossais qui se sont installés sur l’île aux XVIII e et XIX e siècles ont apporté la langue et les traditions culturelles gaéliques écossaises dans la région. Aujourd’hui, un grand nombre de personnes célèbrent leurs racines grâce à des programmes linguistiques, à la musique et à bien d’autres choses encore.
Cette histoire explique également les panneaux bilingues (en anglais et en gaélique) indiquant les limites de la collectivité, placés le long du Ceilidh Coastal Trail. (Par ailleurs, ceilidh – qui se prononce « kay-lee » – est un mot gaélique qui signifie « rassemblement ». Très jeune, j’ai appris qu’au Cap-Breton, ceilidh est un lieu – une salle communautaire, un pub ou un festival – où les gens se réunissent pour écouter la musique et s’adonner aux danses traditionnelles.)
Autant dire que lorsque j’ai emprunté le Ceilidh Coastal Trail, je savais que j’allais passer un bon moment.
Bien sûr, je n’avais pas dévié de ma route habituelle vers Sydney pour faire la fête, mais pour pouvoir découvrir un nouveau tronçon du Sentier Transcanadien : le Celtic Shores Coastal Trail . J’avais lu que ce sentier polyvalent de 92 kilomètres suivait un ancien corridor ferroviaire le long des côtes occidentales du Cap-Breton, de la chaussée de Canso à Inverness, et qu’il offrait des vues côtières spectaculaires. J’ai donc emprunté le Ceilidh Coastal Trail, avec l’intention de m’arrêter de temps en temps pour explorer le Celtic Shores Coastal Trail, qui est divisé en cinq tronçons avec des départs de sentiers et des stationnements :
Ceilidh Coastal, 22 kilomètres
Judique Flyer, 19 kilomètres
Chestico, 17 kilomètres
- Mabou Rivers, 20 kilomètres
- Inverness Shean, 16 kilomètres
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Le point de départ du sentier de la station Troy : un accueil chaleureux
Au point de départ du sentier de la station Troy, des oiseaux de toutes sortes sont venus m’accueillir tandis que les eaux de la baie St. Georges étincelaient sous le soleil de midi. Je me suis dégourdi les jambes sur le chemin de gravier, assez large pour permettre le passage d’un cycliste sympathique.
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Ceilidh Coastal Trail : un départ chaud
Après avoir parcouru moins d’un kilomètre sur le tronçon du Ceilidh Coastal Trail du Celtic Shores Coastal Trail, j’ai réalisé qu’il faisait chaud et j’ai décidé de retourner à ma voiture pour boire de l’eau. Tout en me réhydratant, j’ai consulté les panneaux d’interprétation du sentier et de l’histoire de la région.
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Ceilidh Coastal Trail : des histoires, des récits et des sourires
J’ai appris que Hugh Skinner – l’un des premiers Écossais à avoir reçu des terres dans les années 1800 – avait construit un moulin où le grain était moulu en farine. Lui et sa femme, Catherine Beaton, ont élevé 13 enfants, dont beaucoup se sont mariés et sont restés dans les environs. Je me suis demandé si les familles Skinner et Beaton que j’avais connues dans mon enfance pouvaient remonter jusqu’à ce couple.
Avant de quitter Troy, j’ai fait la connaissance de Christiane Prud’homme et Claude Ponton de Saint-Jean-sur-Richelieu, au Québec, qui pique-niquaient au départ du sentier et profitaient pleinement de leur séjour sur la côte est. J’attribue leurs larges sourires sur cette image à la touche d’humour que j’ai ajoutée à notre conversation que j’ai essayé de tenir en français.
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Troy : la conclusion de la première escapade
J’ai ensuite fait mes adieux et me suis réfugiée au frais dans mon véhicule. « Quelle ironie! » Je me suis esclaffée en passant devant les panneaux à l’entrée du sentier qui donnaient divers conseils, dont celui de s’hydrater. J’aurais dû les lire avant de m’aventurer sur le sentier!
Heureusement, ma première randonnée avait été courte et je m’étais rapidement remise de la chaleur.
Restez à l'affût pour connaître la suite des aventures de Cathy le long du Celtic Shores Coastal Trail, de Troy à Judique!
Cathy Donaldson est une rédactrice et photographe de voyage basée à Moncton, au Nouveau-Brunswick.
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