Gwen, quadragénaire : La phobie des transports en commun
« Je suis obligée de prendre le bus depuis qu’un abruti a défoncé ma voiture, et cela me pèse. Après 7 ans en région parisienne, j’ai une vraie phobie : les transports, ça va, mais commun c’est devenu compliqué. J’ai pris régulièrement la ligne 4 de métro. C’était sale, les gens étaient agressifs. En tant que jeune femme, je ne me sentais pas en sécurité. J’ai beaucoup de mal à voyager avec des gens que je ne connais pas. »
Jean-Paul, retraité, 75 ans
Le chauffeur ressemblait à Georges Brassens
« C’est vrai que j’ai pris des cars scolaires durant toute mon enfance depuis un village près de Longwy. L’engin n’était pas équipé et, lorsqu’il neigeait, il fallait marcher jusqu’à Mercy-le-Bas. Si on faisait le bazar dans le car ? (sourire) Oui, j’avoue, et souvent le chauffeur qui ressemblait à Georges Brassens à cause de ses grosses moustaches, s’arrêtait sur la route pour gueuler un bon coup. Et il redémarrait. »
Jacques, retraité, 65 ans
Les codes de la Résistance
« J’habite Nabécor et je prends le bus pour faire mes commissions. Je vais parfois au Cora Houdemont avec le 4 ou à Essey avec le 3. C’est celui-là que je préfère. J’ai pas mal de copains vendeurs qui me tiennent au courant des promotions. Ils me font des blagues. La dernière fois, ils m’ont dit comme ça : “Le pianiste est dans le frigo.” En fait, ils voulaient dire “Mozart est là”, c’est à dire de la mozzarella en promo. C’est comme les codes de la Résistance. »
Catherine
Elle a tenté de l’étrangler dans le bus
« Il y a quelques semaines, je prenais le 4 de Nancy à Vandoeuvre. Il y a eu soudain des éclats de voix. Deux demoiselles n’étaient pas d’accord et en sont venues aux mains. L’une d’elles a sauté sur l’autre et a tenté de l’étrangler. Le chauffeur s’est arrêté. Deux passagers ont réussi à les séparer tant que bien que mal. Mais elles continuaient sans cesse à s’agresser. Ça crée de l’animation ! »
Philippe, handicapé moteur
Un geste pour remercier le conducteur
« Je prends le bus depuis 2015. Parfois, c’est compliqué lorsque je dois demander la rampe pour sortir du bus. Le bouton ne fonctionne pas ou le chauffeur ne voit pas que j’ai fait la demande. Il m’arrive de manquer l’arrêt et de me faire engueuler. Chaque fois que cela fonctionne, je fais un geste au conducteur pour le remercier. »
Philippe, retraité Nancy
Un rituel
« On a nos habitudes avec mon meilleur ami. Dans le cadre de nos activités de loisirs, on se transmet des sacs de jeux, des vêtements, et notre point de rendez-vous, c’est l’arrêt du tram cathédrale, c’est un vrai rituel. »
Martine, Dommartin-lès-Toul
Arrêt gourmand
« J’arrive à la gare en train, et là, je prends le bus. Je fais toujours un arrêt en bas de la rue Saint-Georges à la pâtisserie pour une petite escale gourmande. »
Lydie, ancienne conductrice de bus
Il faut mettre le code !
« J’ai été conductrice de bus. Une fois, une femme âgée essayait de passer sa carte d’abonnement dans l’appareil et ça ne marchait pas. Elle s’énervait : “Ça ne marche pas votre machin !”. Je lui ai dit: “Montrez-moi.” En fait, c’était sa carte de crédit. J’ai ri et je lui ai dit : “Il faudrait mettre le code !” »
Samira
Tourisme en bus
« J’ai passé 25 ans dans les transports en commun, non pas par obligation, mais plutôt par choix. Je n’ai jamais voulu passer mon permis de conduire. J’estime que le bus, c’est la liberté. Je le prends pour travailler, pour faire des courses, mais également pour visiter toute l’agglomération le week-end. Dernièrement, je suis allée à Ludres, c’est très joli. Il m’arrive également de visiter Vandœuvre. C’est une très belle région. »
Tom, 15 ans, Heillecourt
Gens endormis
« Je vais au collège de Montaigu. Je prends le bus quand il fait mauvais ou quand je suis malade. Je ne prends pas mon téléphone portable. Je regarde les gens qui ont l’air endormis à 7 h 30. »
Anya
Prof non voyant
« Lorsque je prenais le bus, j’étais souvent avec mon prof de français, qui était au collège de Malzéville. Il était non voyant et j’étais épatée qu’il réussisse à sortir aux bons arrêts. »
Sylvie, mère de famille
Terrain de jeu qui bouge
« Quand j’étais petite, je disais que le tram c’était un terrain de jeu qui bouge. »
Sylvaine, fonctionnaire à Nancy
Bons freins !
« Il m’est arrivé un accident dans le tram. Le chauffeur a dû piler parce qu'un piéton traversait d’une manière inopinée. J’ai remarqué qu’il avait de très bons freins. Malheureusement, j’ai fait un vol plané et je me suis retrouvée dans les soufflets. Les pompiers sont venus. Ils m’ont emmenée à l’hôpital car j’avais quelques petits problèmes de vertèbres. »
Jocelyne
Surprise d’être debout
« Quand je suis arrivée à Nancy et que j’étais petite, mes parents nous emmenaient dans le bus. J’étais surprise d’être debout dans un bus parce qu’à la campagne, c’était le contraire, on était tous assis dans le bus. »
Sylvie
Les oreilles du tram
« C’était trop drôle quand j’étais petite, je regardais les rétros du tram et je croyais qu’il avait des oreilles. »
Carole, employée
Je maîtrise mon temps
« Quand j’étais étudiante à la fac de sciences dans les années 80, je prenais le trolley à la gare. Après, j’ai pris le tram. Désormais, pour mon travail, je préfère marcher. J’ai 10-15 minutes à pied. Je maîtrise mon temps. La dernière fois que j’ai pris le bus, c’était très long, il faisait chaud, il y avait des odeurs, donc je préfère la marche. »
Élodie, mère de famille
J’ai failli y passer
« J’ai un souvenir du tram lors des travaux en 2000. J’allais voir ma nièce qui venait de naître. Donc, j'allais à la maternité en rollers et il y avait un chantier, un peu comme celui d’aujourd’hui partout rue Saint-Jean. J’ai essayé de sauter sur un trottoir, et là j’ai été déséquilibrée et j’ai failli tomber. J'ai même failli y passer. »
Nathalie
Hasta la vista baby !
« Un jour, j’étais en retard pour prendre le tram. Quand je suis arrivée à l’arrêt, il partait et il ne s’est pas arrêté pour me prendre. J’ai vu le conducteur me regarder dans le rétroviseur et me dire : “Bye bye, hasta la vista baby.” »
Jacqueline, retraitée
Bousculée
Moi, j’en ai marre parce qu’à chaque fois, je me fais bousculer par les enfants, enfin, les adolescents, dans le bus. Plus personne ne me laisse passer, même avec ma carte d’handicapée, plus rien n’y fait. »
Géraldine
Grand sommeil
« Un jour que je rentrais du collège, il y avait un jeune qui s’était endormi dans le bus avec ses écouteurs. Il s’est réveillé seulement au terminus. »
Christian
Tombé
« J’ai pris une fois le bus, un coup de frein a eu lieu brusquement et je suis tombé. Je suis passé entre les jambes des personnes qui étaient dans le milieu de l’allée. »
Lydie, mère de famille
Le détour du chauffeur
« Je devais aller à Brabois et je me suis trompée de ligne de bus. Donc, quand le bus a continué tout droit, au lieu de tourner vers ma destination, j’ai crié stop ! Le chauffeur du bus, tout paniqué, s’est arrêté. Il m’a écoutée et, finalement, a fait un léger détour pour me déposer à l’entrée du village, avant de reprendre sa route. J’avais trouvé ça hyper gentil de sa part. »
Michel et Annie, retraités à Houdemont
Chacun son moyen de transport
« Nous n’avons pas le même moyen de transport. Moi, Annie, j’ai encore mon permis, j’ai une voiture et je vais faire du shopping. Mon mari Michel, lui, prend le bus pour aller à des conférences. Parfois, on prend le bus ensemble, surtout le dimanche. »
Nicole, retraitée à Villers-lès-Nancy
Cela secoue un peu
« Je vais à mes rendez-vous médicaux en bus parce que çà évite d’avoir à se garer. En revanche, j’ai eu deux fractures de la colonne vertébrale et cela secoue un peu. Il faut dire qu’il y a des conducteurs qui sont un peu brusques. J’arrive toujours, heureusement, à avoir une place assise. »
Christelle
On rentrait à pied
« Quand j’étais plus jeune, j’étais à Tomblaine. Et très souvent, je rentrais à pied parce que, le temps d’attendre le bus, j’étais déjà rentrée. Ma mère également, qui travaillait de nuit à l’Hôpital Central, rentrait à pied au petit matin parce que, s’il fallait attendre le bus, c’était compliqué. »
Salma et Isae, étudiantes
Amitié renforcée
« On se connaît depuis la maternelle puisqu’on est voisine à Maxéville. Le bus, c’est un peu toute notre vie. Je pense même qu’on pourrait avoir une carte VIP, ça fait tellement longtemps qu’on le prend. On a commencé en allant au collège Alfred-Mézières à notre entrée en 6è. Ce n’était pas très rassurant, mais finalement, c’était bien qu’on soit toutes les deux. Après c’étaient des rigolades. Et surtout, on parlait des devoirs qu’on n’avait pas faits, il nous est arrivé de terminer une dissertation ou un exercice de maths dans le bus. Finalement, ça a bien renforcé notre amitié. »
Michèle
Serviable
« Je me souviens d’une fois où j'ai fait tomber mon gilet. Quelqu'un est sorti du tram pour me le rapporter. Le temps qu’il me le donne, le tram était parti. Il a été obligé de prendre le suivant. »
Nicole
Peur pour les cyclistes
« J’ai hâte que le trolley arrive, surtout qu’il y a la gratuité pour les seniors. Je pense que ça va être très beau. Mais j’ai peur pour les cyclistes et j’espère qu’on ne les écrasera pas sur la ligne. »
Elsa
Un job dans le tram
« L’année dernière, j’ai eu tellement du mal à trouver mon premier emploi que je me suis scotché un CV dans le dos. Je suis montée dans le tram à 12 h pour essayer de voir le plus de personnes possible. J’ai été contactée par une entreprise et j’ai décroché mon premier emploi. »
Stéphanie, militaire
La misère
« Bonjour, je travaille à la caserne Blandan et j’habite Neuves- Maisons. Avant, c’était bien pratique le tram parce que je me garais au parking-relais de Brabois et je descendais directement. Depuis les travaux, c’est la misère. En plus, ils nous font payer beaucoup plus cher le parking-relais. L’été, je viens à vélo électrique. Et l’hiver en voiture. »
Laurence, mère de famille
Elle m’a filmé
« J’en ai marre d’écouter les conversations des gens dans le bus. Il n’y a pas longtemps, deux filles parlaient et l’une disait, au téléphone, qu’elle était allée aux toilettes et que ça avait été très dur. Je me suis demandé de quoi il s’agissait exactement. Est-ce que c’était le couvercle qui était un peu dur, ou autre chose ? Je lui ai demandé d’arrêter de parler, et là, elle m’a filmée. Je lui ai dit que c’était interdit, mais elle s’en foutait. »
Lise, mère de famille
Ne plus retrouver sa famille
« Bonjour, je m’appelle Lise et, quand j’ai voulu prendre le tram il y a quelque temps, les portes du tram se sont refermées et mon mari et ma belle-mère étaient à l’intérieur. Ma petite fille a crié parce qu’elle avait peur de ne plus retrouver sa famille. Et en fait, voilà, ça s'est bien terminé. Ils se sont retrouvés à l’arrêt suivant. »
Martine et Martine
De bonnes activités
« Il nous arrive souvent de prendre le bus. On le prend pratiquement tous les jours pour nos activités. On va au spa à Nancy Thermal le jeudi. Le mercredi, on va déjeuner au restaurant. Et les autres jours de la semaine, on a des activités. Le bus est bien pratique pour nous permettre d’avoir de bonnes activités. »
Lucas, étudiant
Ma meilleure amie
« La panique ! J’avais perdu mon portable dans le bus. Heureusement, un monsieur m’a prêté son portable et m’a permis de téléphoner au Réseau Stan. On m’a ensuite rappelé pour me dire qu’une fille l'avait rapporté à l’agence. Elle est aujourd'hui ma meilleure amie. »
Virginie, étudiante
Guide
« Je suis de Strasbourg. En week-end à Nancy, j'ai raté la station et le chauffeur du tram m'a indiqué que j'allais arriver au dépôt. Une fois là-bas, il m’a guidée vers une station de tram. »
Nathan, étudiant
Chauffeur sympa
«« Je me souviens qu’une fois j’étais en train de courir pour choper le tram et je ne pensais pas l'avoir. Mais le chauffeur a été sympa, il m’a attendu. »
Christine, retraitée
Pas de bus au retour
« Je prends régulièrement le bus. Je prenais le tram avant, mais avec le nouveau réseau, c’est devenu très compliqué. Il y a 15 jours, je voulais me rendre au château du Charmois. À l’aller, pas de souci, j’ai changé Place des Vosges. En sortant, impossible de trouver un arrêt de bus pour la ligne A dans la montée de Brabois. J’ai cherché, j’ai vu plusieurs bus passer, j'ai fait un signe au chauffeur. Il ne s’est pas arrêté. Finalement, je suis redescendue à pied sous une pluie battante jusqu'à Blandan. Et il a fallu encore que je retourne en ville, ce n’était pas une très bonne expérience. »
Enzo, employé
Un matelas sur la route
« On partait de Nancy dans la navette pour aller prendre le TGV à la gare, et là, un camion a pilé net devant nous. Un matelas s’est détaché et a atterri au milieu de la route. Nous avons été bloqués dans un embouteillage durant quelque temps à cause d’un matelas. »
Hélène Jeannot Didier, ancienne conductrice de bus
Le guidon dans la tronche
« Je venais d'arriver à la foire-exposition. Dans ce bus, quelqu’un avait placé une énorme trottinette électrique qui prenait toute la place dans l’allée. J’avais le guidon pratiquement dans la tronche. Le garçon a lâché sa trottinette et s’est mis sur son portable. »
Nicole, retraitée
Plus de liberté
« Je suis une retraitée, j’habite Épinal. J’ai pris beaucoup le bus quand j'étais adolescente pour aller à l'école place des Vosges à Nancy. Je repartais à Jarville. Je me suis mariée et dès qu'on a eu de l'argent, on s'est acheté une voiture. C'est pas qu'on a boudé les bus, mais ça nous permettait d'avoir plus de liberté. »
Anémone, mère de famille à Laxou
Le bus toute ma vie
« J’ai pris les bus pratiquement toute ma vie. J’ai été écolière au Valtin dans les Vosges. Ensuite, quand j'étais étudiante en Vieille ville, je marchais plutôt parce que j'habitais faubourg des Trois-Maisons. Mais à présent, j’habite Laxou et lorsque j’ai un rendez-vous en ville, je prends le bus. C'est bien plus pratique pour circuler, et pas besoin de stationnement. D'ailleurs, il faut que je refasse la carte de mes enfants. »
Marie
Je poinçonnais
« Je me rappelle des moments où je prenais le trolleybus avec ma mère. C’était moi qui était chargé de poinçonner les tickets à chaque fois. »
Maryse
Voyage en Espagne
« Je suis une personne handicapée, je prends souvent le bus et j’aime discuter de tout et de rien avec les gens. Je rencontre fréquemment un lycéen. On parle de l’Espagne car il est en cours d’espagnol. On parle d’un certain nombre de choses, c’est très plaisant de voyager comme ça. »
Hervé, père de famille
Baigné tout habillé
« Je me souviens d’un jour en particulier. En prenant ma ligne habituelle, le bus ne s’est pas arrêté. Il faisait mauvais. Il pleuvait des trombes d’eau et il y avait la côte de Brabois à monter. Je suis arrivé dans un sacré état. Les gens pensaient que je m’étais baigné tout habillé. »
Alain, supporter du SLUC
Raté le train
« Un jour, je devais aller à Paris en train pour assister à la finale de la Coupe de basket pour soutenir le SLUC, mais malheureusement, le tram était en panne et j’ai raté mon train. »
Valérie, employée
Plus jamais fraudé
« Un jour, il pleuvait très fort et j’ai décidé de sauter dans le bus pour rentrer chez moi. Il n’y avait qu’un seul arrêt à faire et je n’ai pas eu le temps de prendre mon ticket. Malheureusement, j’ai été contrôlée et j’ai reçu une amende de 35 €. Je n'ai plus jamais fraudé. »
Bruno
Les petits pains au chocolat
« Mon meilleur souvenir ? Après les cours, j'allais prendre un pain au chocolat à L’Epi d’Or. Ce sont les meilleurs, ils sont bien fondants. »
Héloïse, étudiante
Cactus
« Dans le tram, quelqu’un avait un cactus et il essayait de ne pas faire tomber. Du coup, c’était très stressant, car on avait peur d’avoir les épines sur nous. Au final, il a réussi à ne piquer personne. »
Conducteur de bus
Ramadan
« C’était pendant le Ramadan. Mes journées de chauffeur étaient très longues. Un collégien a remarqué que j'étais fatigué et que j'avais faim en fin d’après-midi. Alors, un matin, il m’a apporté une tablette de chocolat et une canette de Coca-Cola à garder pour le soir. »
Marie-Françoise
Une épopée
« Mon petit-fils, Rafael (6 ans) était toujours émerveillé quand il prenait le tram avec moi. C’était une épopée fantastique et un moment privilégié. »
Michel, retraité
Pas de chance !
« Un jour, dans le bus, j’ai perdu un billet gagnant de tiercé. Je m’en suis rendu compte et je suis retourné dans le bus. Avec mes amis, on a cherché, cherché, mais sans succès. Pas de chance ! »
Amandine
Le billet dans la bague
« Quand j'étais petite avec ma mère, ma sœur et moi, on nous emmenait en ville. On prenait le bus. Les billets allongés, assez fins, elle les coinçaient dans sa bague. Je me disais, quand je serai grande, je ferai pareil qu'elle. Aujourd'hui, je ne passe pas mon pass 10 à travers ma bague. »
Myriam à la recherche d’un emploi
Pas une bonne journée
« Je cherche du travail un travail et j’ai passé un entretien d'embauche à Essey. Malheureusement, je n’ai pas été retenue. Au retour, je me suis rendue compte que ma carte de bus ne passait plus. Je crois que je l’avais laissée ans un vêtement dans la machine à laver. Heureusement, il n'y a pas eu de contrôleur Franchement ne pas être retenue un entretien d'embauche et recevoir une verbalisation dans le bus, ce n’aurait pas été une très bonne journée. »
Étudiant
C’était top !
« Une fois, en mangeant un McDo dans le tram avec des amis, on a rencontré un groupe de filles. On a sympathisé. Et on a passé toute la soirée ensemble. C’était top. »
Enzo, lycéen
Elle nous a trouvé drôles
« Je suis lycéen à Chopin. Je fais souvent des rencontres sympas. La semaine dernière, on faisait des blagues avec un pote et une étudiante de Sciences Po nous a dit qu'on était très drôle. Après, on a continué à parler. »
Michel, serveur de bar
À gauche près de la fenêtre
« Je suis serveur dans un bar du centre-ville. Tous les matins, je commence à 5h30 et travaille jusqu'à 16 h. Je prends toujours le bus et m'installe à la même place, à l'entrée, à gauche près de la fenêtre. Je rentre à 16h à pied en écoutant de la musique. »
Lydie, mère de famille
Terminus !
« Mon fils âgé de 4 ans est fan de bus et maintenant il me récite toutes les lignes qu'on prend, c'est à dire la ligne 10, la ligne 3, la ligne 2, la ligne T4. En ce moment il essaie d'apprendre la ligne A. Arrivé à la maison, il me fait tous les arrêts avec le petit bus que je lui ai acheté au magasin et il s'amuse à dire « Terminus » ou « on arrive à … », « 9e régiment RI Colonie », « Édith Piaf ! »
Martine, employée
Mon taxi personnel
« Je prends le bus à 6h30 pour me rendre près du Kinepolis, donc je descends à la rue Saint-Georges. Je travaille dans un bureau près de là. Je rentre vers 8h. Pour venir à l'arrêt Mouzimpré, je dois marcher une dizaine de minutes car j’habite près de la Porte verte à Essey. Le bus, c'est un peu comme mon taxi personnel, finalement. »
Chantal, cadre
Longues journées
« Je suis une agente de la Région Grand Est et je prends le bus à 5h10 à Essey, deux fois par semaine, le mardi et le jeudi, pour aller à Strasbourg. Ensuite, je prends le train, un trajet d'une heure, et je rentre vers 19h. Cela me fait de longues journées. »
Jean-Marc, cadre
Tous les jours au Luxembourg
« Tous les matins, je prends le bus à 05h40 pour me rendre au travail à Luxembourg. Je vais à la gare de Nancy et je prends un train. Nous sommes quand même quelques centaines de Nancéiens et des environs à faire le trajet. Arrivé à Metz, ça commence à se compliquer et à Hagondange, c'est totalement bondé. Les gens sont debout. Leur nombre continue d'augmenter, c'est vraiment énorme. »